Mon psy et moi

23 décembre 2011

Je reprends ma vie en main...

changer-de-vieEnfin en tout cas j'essaye.  Cela fait des mois que j'ai l'impression de ne plus contrôler ma vie. L'impression d'être un pion que l'on place là où on veut sans vraiment faire attention à ce que je veux vraiment.

Tout a commencé il y a 18 mois. Un évènement que je n'avais pas prévu, pas organisé, a bousculé ma vie. J'ai cru par mon divorce et l'achat de ma maison que je reprenais les rennes en main, mais le 11 juin en a décidé autrement. D'un seul coup j'étais devenue celle que l'on pilotait, celle qui ne pouvait plus se gérer, et, ce n'était pas totalement faux. Quand on devient dépendante des autres on en perd forcément son autonomie et par là même le contrôle de sa propre vie.

Toute ma vie depuis l'âge de 13 ans je me suis battue pour faire ce que je veux de ma vie. Pour empêcher qui que ce soit de la gérer à ma place. J'ai toujours fait en sorte de garder mon indépendance. Et aujourd'hui j'ai juste l'impression d'avoir perdu ce contrôle.

Alors après quelques semaines de moral bien au dessous de la moyenne, j'ai décidé que ce ne serait pas en effet des médocs qui me sortiraient de là. Oh si je les ai bien achetés ces antidépresseurs, puis j'ai lu la notice. Consciemment ou non c'était sûrement un signe, je ne lis que très rarement les notices des médicaments sinon je ne les prendrais jamais. Mais là j'ai lu et relevé toutes les contre-indications. Il n'y avait pas moins de 5 raisons pour lesquelles je ne pouvais les prendre. Je n'en ai pas pris un. De toute façon j'ai horreur de dépendre de qui que ce soit c'est pas pour dépendre d'un cachet !

Bien évidemment je n'ai pas été mieux. Les crises d'angoisse ne m'ont pas quittées pendant plus d'une semaine. Des le réveil elles m'attendaient et pour me tenir compagnie toute la journée.

Mardi dernier j'ai dit "c'est plus possible", j'ai donc pris le taureau par les cornes, fait la recherche adéquate et contacté la psy qui a son cabinet au rdc de mon bureau. Côté pratique ? oui c'est certain ! Et après avoir discuté une demie heure au téléphone avec elle on va se rencontrer le 6 janvier prochain.

J'ai également revu mon neurologue pour mon épilepsie et mes migraines. Je passe aussi une scintigraphie pour ma jambe fin décembre, un électroencéphalogramme en janvier pour ma tête.

Je crois que je commence à reprendre en main les rennes et le contrôle de ma vie. Ca ne va pas se faire en un jour, ni en 7 comme le monde, mais c'est déjà un début positif.

Oh bien sur j'ai toujours des personnes qui ont un pouvoir sur moi mais je finirais bien par les maîtriser ou faire du moins en sorte qu'elles ne fassent plus partie de ma vie à un moment donné !

 

Envoyé de mon iPhone

Posté par beramelo à 08:52 - Egoistement moi - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,


27 septembre 2011

Vide ton sac !

Ce sont les mots que m'a dit Nounours cet après-midi en m'entendant pour la enième fois pleurer au téléphone.

"Soyez égoïste et pensez un peu à vous !" Ceux-là sont ceux de ma nouvelle kiné ce midi qui me voyant pour la première fois a réussi à me faire pleurer en quelques minutes de "tripotages" des pieds.

Le problème est qu'en ce moment il ne se passe pas une journée sans que je ne verse ma larme. Et ce n'est pas une petite larme de crocodile hein, non, non. C'est le genre de gros chagrin qui a du mal à s'arrêter.

Pourquoi ? Je n'en sais strictement rien. Ou plutôt je suis bien incapable de l'exprimer même si j'en connais une partie des raisons de fond. Nounours me suggère alors de cracher ma pastille valda. Mouais. Sauf que c'est une chose que je n'arrive pas à faire.

Ce midi, la kiné m'a demandé de me relâcher un peu. De relâcher mes pieds. Vous savez faire ça vous ? Je savais même pas qu'on pouvait avoir le pied tendu ou détendu. Et après plusieurs essais, elle avait beau insister, mes pieds ne se sont à aucun moment détendus. C'est alors qu'elle m'a dit "En fait vous cachez bien votre jeu. On croirait à vous voir comme ça que vous êtes une personne calme, mais c'est faux, vous êtes un vrai paquet de nerfs. Tout à l'intérieur, tout est intériorisé. Et vous êtes hypertendue."

Bon ok je suis une fausse calme et l'homme l'a très bien compris. J'ai tout un sac à vider à vrai dire, mais tout comme je ne sais pas faire le tri dans mes affaires pour jeter ce qui ne me sert plus, je ne sais pas évacuer ce qui me fait du mal. C'est bien trop profond.

Parfois pourtant, j'aurais envie de crier, de hurler même, au monde entier que j'en peux plus, que le citron est assez pressé et qu'il n'y a plus rien à en tirer. Mais le problème est que je repousse toujours les limites et que du coup on peut toujours en tirer un petit quelque chose.

Alors on me conseille de parler ; à un psy, à un(e) ami(e), à mon blog, mais surtout parler et ne pas tout conserver à l'intérieur.  Sauf que je n'y arrive pas. Rien ne peut sortir parce que ça fait bien trop mal quand je pense à tout ce qui devrait sortir. Et c'est alors que seules les larmes sortent. Les mots, les sons, eux, ne veulent pas s'échapper. Et plus je pense à ce que je voudrais dire, plus je pleure.

J'ai souvent entendu "pleure un bon coup après ça ira mieux". C'est faux. Archi faux ! Peut-être que je n'arrive pas non plus à vider mon tonneau d'eau qui me tient de corps ? Peut-être que je ne sais juste verser le trop plein, ce qui déborde ? Mais quoi qu'il arrive, quand je me mets à pleurer, si sur le moment je n'arrive pas à contrôler ce trop plein qui veut couler, il y a toujours un moment où soit je change de sujet, soit je me mets à penser à autre chose et ainsi mes larmes cessent de couler même si c'est pour reprendre quelques minutes ou heures plus tard. Ainsi j'évince la question de vider mon sac.

Le souci est qu'à la moindre question, juste "Ca va ?" je suis capable de ne pas pouvoir répondre autrement qu'avec mes larmes. Parfois j'ai juste envie de crier "Ne me demandez plus si ça va !" Mais ça ne résoudrait pas le problème puisqu'il faut être honnête avec moi-même, non ça ne va pas !

La preuve en est qu'il est minuit 45, que je suis au lit depuis 2 heures, que j'ai pris un "relaxant", 2 anti-douleur à l'opium, un somnifère et que je ne dors toujours pas. J'écoute même de la musique classique qui adoucit les moeurs parait-il. Mais ça ne ferme pas les yeux et ça n'empêche pas non plus de gamberger. Peut-être me résoudre à tout écrire noir sur blanc, comme on me l'a suggéré m'aiderait-il à trouver plus facilement le sommeil mais aussi des solutions ? Etaler tout ce qui ne convient pas à ma vie sur une feuille de papier comme on fait sa liste de courses, vous croyez vous que ça peut vraiment aider à faire le vide ?

Personnellement j'ai du mal à y croire.

En ce moment j'ai surtout besoin d'oublier, de ne plus penser. J'ai lundi dernier demandé à mon médecin traitant de bien vouloir me donner quelque chose qui m'aide à faire abstraction de tout ça, mais il n'a pas voulu. Il m'a dit qu'on connaissait très bien l'origine de ma déprime et que si je replonge dedans, j'aurais plus de mal à en sortir. Et puis on sait bien qu'une fois que j'aurais récupéré ma jambe et mon boulot tout ira beaucoup mieux dans ma tête ! Mouais... on peut toujours l'espérer.

Mais si ce n'était pas superficiel, si c'était bien plus profond que cela ? N'ai-je pas été voir par le passé 4 psys dont aucun n'a été capable de me faire cracher ma pastille ? Ca bien sûr mon médecin ne le sait pas. De même qu'il n'a pas l'air de bien prendre en compte la répercussion que mes pleurs a sur mon entourage ?! Mais moi justement j'y songe et je sais que ça les travaille. Et plus j'y songe et plus ça me bouffe. Et ça devient un vrai cercle vicieux. J'ai mal, je souffre, je pleure, je pleure parce que j'ai mal, je pleure parce que ceux qui m'entourent ont mal de me voir pleurer et ça n'en finit pas.

Ma mère me disait (me dit toujours d'ailleurs) "Oh ça va hein Sarah Bernhardt ! on connait la comédie !", l'homme me dit "tu va pas commencer à  chouiner ?", mes filles elles, disent en râlant "Tu vas pas recommencer à pleurer hein ?!" Je comprends bien que ça les énerve tous de voir mes pleurs constants, mais à part me culpabiliser, ça ne me calme pas et ça n'empêche pas les larmes de sortir, ça m'oblige juste un peu plus encore à intérioriser ma douleur. Et bien souvent aussi à me cacher pour pleurer.

Certains pensent que c'est un drâme de pleurer. Ils doivent se penser que dans ma tête j'imagine le pire, j'imagine que mon monde s'écroule et que tout est perdu. Pourtant non, mon monde ne s'écroule pas. C'est juste que j'ai beaucoup de difficultés en ce moment à le gérer, à y faire face. C'est juste que je me sens incompétente en la matière, en beaucoup de matière d'ailleurs, et que je trouve ça bien déprimant.

A bien y réfléchir, je sais pourtant que je m'en sortirais. Je me suis toujours sortie toute seule de mes emmerdes. Je suis une battante. Mais juste une battante qui s'effondre de temps à autres et là jue suis justement dans la période "effondrement".

(Tiens mon point final est arrivé en même temps que celui de la 7ème de Beethov ;))

Posté par beramelo à 01:35 - Egoistement moi - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : ,

07 septembre 2011

Bonjour Docteur

- Oui je sais il est un peu tard pour une consultation, mais je n'arrive pas à dormir.

- Encore vos insomnies ?

- Oui et non... j'attends un appel qui ne semble pas vouloir venir.

- Ah et pourquoi attendez-vous cet appel ?

- En fait, comment vous dire ? Voilà je suis amoureuse d'un homme qui est marié. Certes mal marié puisque séparé depuis deux ans bientôt. Mais ni l’un ni l’autre ne veulent reconnaitre qu’ils sont séparés. Elle ne serait partie que pour le travail. Et demain matin il part très tôt pour trois jours, pour raccompagner son fils chez sa femme qui vit à l'étranger.

- Et ?

- Et alors j'avais espéré au moins l'avoir ce soir au téléphone avant qu'il ne parte.

- Et il ne vous a pas appelé c'est cela ?

- Oui c'est exactement ça. Je l'ai pourtant appelé (le téléphone a sonné dans le vide) je lui ai adressé deux textos espérant avoir une réponse à l'un d'eux mais non rien. Pas un mot, pas un message, rien du tout.

- Il peut y avoir eu un problème de réseaux et que vous n’ayez pas eu sa réponse ?

- Ah oui et mon fixe serait lui aussi tomber en panne et ne m’aurait pas informé de ses appels en absence ? Non docteur, il n’a juste pas pensé… Pourtant il n'y a pas si longtemps que cela je lui ai dit que j'avais, sans cesse, besoin d'être rassurée ! A plus forte raison ce soir. Oh je sais vous allez me dire, comme il me l'a dit, que je ne suis plus une enfant que l'on doit rassurer à tout bout de champs sur l'amour qu'on lui porte.

- Ce n'est pas exactement ce que j'allais dire mais en effet. Pourquoi avez-vous besoin qu'il vous rassure ?

- J'ai peur.

- Peur de quoi ?

- Peur qu'il me quitte.

- Et pourquoi il ferait ça ?

- Pourquoi pas ? après tout ce ne serait pas le premier qui m'abandonne comme ça du jour au lendemain !

- Vous pensez qu'il ne vous aime pas suffisamment ?

- Ce n'est pas ça. Je sais que ses sentiments sont sincères. Mais il y a elle. J'ai bien peur qu'un jour elle en ai marre d'être seule là-bas à galérer et qu'elle veuille revenir.

- Qu'est-ce qui vous fait penser ça ?

- Je ne sais pas. Un mauvais pressentiment... une sensation bizarre qui m'a fait penser qu'il se pourrait qu'il se passe quelque chose pendant ces 3 jours qui l'empêcherait de revenir ou peut-être et surtout de revenir seul ?! Et lui ne pourra jamais lui dire NON si elle veut revenir. Et puis ce soir il est tellement, alors là je trouve pas le mot... est-ce absorbé ? est-ce préoccupé ? est-ce débordé ? par son départ qu'il ne songe même pas à m'appeler avant de partir ?! Vous trouvez ça normal vous ?

- Je ne peux répondre à votre question, je ne suis pas certain qu'il y ait une "normalité" en la matière.

- Mais enfin docteur, si vous partez pendant trois jours à l'étranger, vous n'allez pas embrasser votre conjointe ou lui dire quelques mots gentils histoire de la rassurer pendant votre absence ?

- Si en effet, mais tout le monde n'agit pas de la même façon.

- Pourtant il le fait avec son fils. Il lui répète qu'il l'aime, il l'embrasse très très fort. Donc c'est une chose qu'il est capable de faire sans qu’on lui demande de le faire.

- Oui mais vous n'êtes pas son fils.

- Non je le sais, mais je suis censée être la femme qu'il aime. N'ai-je pas le droit moi aussi d'être rassurée ?

- Et là vous ne l'êtes pas ?

- Comment pourrais-je l'être ??? il part trois jours chez sa femme vous dis-je et il ne m’appelle même pas avant ne serait-ce que me dire « au revoir à dans 3 jours » ?

...

 

Edit du même jour à 16:16 : J'avais raison d'avoir peur... les nouvelles sont franchement mauvaises. Et je crains que ma peur soit fondée :(

Posté par beramelo à 03:54 - Egoistement moi - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

30 août 2011

La vie en famille

Il y a quelques mois, m'est venu à l'esprit une idée qui me semblait à ce moment là, bonne.

Je déménageais pour devenir propriétaire d'une petite maison. J'emménageais normalement avec ma dernière, mais je proposais également à ma seconde (qui vivait très mal chez son père) de venir s'installer avec nous si elle le souhaitait.

Mon entourage ne fut pas du même avis sur le qualificatif de "bonne" idée. J'allais au devant de problème, et peut-être de gros problèmes.

Mes relations avec ma fille étaient à mon avis suffisamment bonne pour qu'on puisse vivre dans une parfaite entente.

Mouais... c'est beau l'illusion. Le problème c'est qu'on redescend très vite de son petit nuage pour attérir brutalement sur l'asphalte. Et l'atterrissage est d'autant plus douloureux qu'il est violent.

Après quatre mois dans notre nouvelle demeure et disons-le pour moi au moins 2 mois et demi passés hors de mon domicile, je me demande aujourd'hui si j'ai pas fait une connerie et si je n'aurais pas dû la laisser chez son père.

L'entente est loin d'être cordiale. L'entente est même orageuse voire très orageuse. L'explosion détonne au moindre désaccord. Et j'ai du mal à comprendre pourquoi et comment on en est arrivé là. Dès le troisième jour de vie commune, c'est l'engueulade. C'est comme inévitable. Pour un rien, ça explose. Je me demande ce que j'ai bien pu lui faire pour qu'elle me parle sur ce ton, pour qu'elle n'ai aucune compassion pour mon pied cassé, pour qu'elle m'envoie bouler comme elle le fait. J'ai juste l'impression que tant qu'on la sert tout va bien, dès qu'il est question qu'elle serve quelqu'un rien ne va plus.

Et là je ne sais pas quoi faire.

Beaucoup me dirait "Attends elle a 26 ans t'as qu'à la foutre dehors" ! Mais le problème est que je me refuse de la mettre dehors. Ma mère l'a fait pour moi, j'avais 19 ans, j'en ai 52 aujourd'hui, et je ne peux toujours pas lui pardonner ce qu'elle a fait. Il est hors de question que je vive la même chose avec ma propre fille.

Mais voilà, je ne sais si c'est la vie qu'elle a eu avec son père qui l'a poussé à devenir égoiste au point d'en être presque égocentrique, mais les faits sont là. C'est elle d'abord et les autres on s'en fout. En tout cas en ce qui me concerne. Car les relations qu'elle a avec sa soeur et son copain n'ont rien à voir avec la manière dont elle me traite.

Je ne vais quand même pas quitter ma maison à tout bout de champ pour avoir la paix avec ma fille ? Le pire c'est qu'aucun dialogue n'est possible. J'ai juste l'impression qu'elle est mieux quand je ne suis pas là.

 

Posté par beramelo à 17:40 - Egoistement moi - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

17 août 2011

A quel moment les hommes pensent-ils plus à nous qu'à eux ?

Cela fait des années que je me pose cette question. A chaque fois je me dis que je suis égoiste et que j'aimerais que leur monde tourne autour de moi un peu trop souvent que de coutume.

Il y a quelques mois j'ai lu dans je ne sais plus quel numéro de Psychologie magazine qu'il fallait arrêter de vouloir changer ce qu'on ne pouvait pas changer.

Les hommes sont comme ils sont et vous le savez, celle qui arrivera à en changer un de façon définitive n'est pas née. Mon but n'est d'ailleurs pas de le changer. J'aimerais juste qu'il soit comme il était au début de notre rencontre. C'est à dire tendre, affectueux, attentionné. Sans que je n'ai rien à réclamer.

Qu'en est-il au bout de presqu'un an ?

Et bien je dois reconnaitre que ne serait-ce que ces trois qualités là, je dois les chercher bien profondément. Oh bien sûr j'ai le droit à quelques signes d'affection le soir quand la journée est finie et qu'il se pose dans le canapé, sa main caresse doucement ma jambe. J'adore mais ça ne dure jamais bien longtemps (enfin pas assez longtemps à mon goût). J'ai droit aussi une ou deux fois dans la journée à un baiser en passant... Certaines pourraient peut-être dire que c'est pas mal. Mais le problème est que je suis une gourmande. Exigeante diraient les hommes ? peut-être. En tout cas au début de chacune de mes relations amoureuses, aucun ne s'est jamais plaint de mes élans de tendresses, de mes gros besoins de câlins (pas les sexuels, non, juste les affectifs), des petits signes d'affection que je donne quand je passe tout près d'eux. Non franchement je n'ai jamais connu un homme qui me trouvait trop collantte. Je les ai même entendu dire que c'était rare une femme qui sache donner autant de tendresse et qui ait besoin autant d'amour que moi.

Alors pourquoi ces signes qu'ils apprécient grandement au début d'une relation, et qu'ils donnent eux aussi sans compter, ne les apprécient-ils plus au bout de quelques mois, et ne les donnent-ils plus ? C'est comme si je réclamais quelque chose qui les étouffent de donner.

Pourquoi alors que le lit nous était réservé rien qu'à nous deux au tout début, et était un endroit privilégié,  a-t-il très vite été occupé pour le précieux Mac de Monsieur le chéri, et tout aussi vite ne nous laisse-t-il plus aucune place ? Je ne suis pourtant pas au quotidien dans son lit puisque nous n'habitons pas ensemble. Mais malgré cela la Pomme tient plus de place dans son lit que moi (qui pourtant me colle à lui). A croire qu'elle lui fait complètement oublier qu'il a une femme dans son lit... Est-ce réellement possible ?

Ne serait-ce pas juste le signe de la fin du désir ? Le début de la fin de l'amour ? Ou est-ce tout simplement la routine que connaissent bien des couples ? A moins que ce ne soient les problèmes qui eux aussi prennent bien trop de place et finissent par m'éclipser ?

A vrai dire je ne sais qu'en penser. J'ai l'impression d'être un poids, un boulet, une contrainte, et, qu'il a bien plus envie d'être seul que d'être à deux. Mais moi quand je suis à deux c'est vraiment pour profiter du temps d'être à deux et pas pour se retrouver chacun devant son ordinateur ou à l'opposé du lit.

Alors que dois-je faire ? Accepter qu'il me délaisse sans rien dire ? Ou au contraire lui rappeler que je suis là et que je ne fais pas partie des meubles ?

Posté par beramelo à 07:12 - Les hommes et moi - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,




07 juillet 2011

J'attire donc vraiment les hommes à problèmes ? (3)

Coeur... Tout un programme... Pour celles et ceux qui me suivent depuis des années, "Coeur" n'est autre que Monsieur X. Pourquoi X ? Ahhhh pourquoi... vous le saurez au fil de l'histoire. Enfin si je n'oublie pas de vous narrer ce passage là.

J'ai donc fait la connaissance de Monsieur X également sur un forum de poésie. Oui sous chaque poète se cache un homme éperdument amoureux et mal dans sa peau. Ce Coeur là était l'incarnation même du poète. Enfin je devrais dire "est" sauf que j'espère qu'il est bien mieux et heureux aujourd'hui. Enfin je fais plus que l'espérer car la semaine dernière* il était en vacances avec sa copine en amoureux donc je vais dire qu'il est heureux.

Ce fameux 21 juillet de l'an 2002, je reçois un message de la part d'un participant à mes forums (j'étais administratrice à ce moment là d'un forum sur le site de poésie qu'on avait ouvert avec un ami poète) qui voulait savoir comment il fallait faire pour centrer son texte sur le topic. Oui aujourd'hui ça peut paraître absurde de questionner l'administratrice pour ça, mais à ce moment ça ne l'était pas du tout. Nous étions tous un peu novice en matière de mise en forme sur le net. Mais faut reconnaitre aussi que sa question était aussi juste un moyen "officiel" de pouvoir entrer en contact avec moi :) et aujourd'hui je le remercie d'avoir pris cette initiative :D

Comme il n'avait rien compris à ma réponse, on a décidé de se connecter sur msn pour que je lui donne les codes html pour le centrage de ses vers... quand j'y repense... il n'a pas raté son coup le Monsieur X. Et dès les premières minutes, c'était le coup de foudre fulgurant. Comme électrocutée. Je vais parler de moi là, de ce que j'ai ressenti. Je n'ai jamais cru au coup de foudre. Encore moins au virtuel. Mais vous savez quoi ? le virtuel c'est pire que tout le reste et en plus c'est traitre, car c'est un coup de foudre "spirituel" et on n'est jamais préparé à ça parce qu'en plus il ne disparait jamais vraiment. Dès les premiers instants, j'ai su que quelque chose était entrain de se passer. Déjà je connaissais Monsieur X à travers ses poèmes. J'étais déjà admirative de ce qu'il écrivait avant même qu'il ne s'adresse à moi. Chacun de ses vers était comme une lance qui me perforait le coeur. Chaque mot me touchait au plus profond de moi-même. Pourtant il était loin d'écrire comme moi j'écris et loin aussi de ce que j'aime habituellement. Ses poèmes à l'instar de ceux de Louise étaient régulièrement tristes et d'une écriture des plus complexes. On sentait une certaine culture derrière tous ces mots. Et cela me fascinait. (Bon faut dire que j'ai toujours était fasciné par les personnes cultivées moi qui ne retient rien de rien et qui a un vocabulaire des plus populaires) C'est marrant parce qu'il n'y avait pas un poème (enfin presque pas on va dire) pour lequel il ne fallait pas que je me serve du dictionnaire pour chercher un mot inconnu pour moi. Je déteste ça naturellement. Sauf que là, j'étais éblouie. C'est donc aussi tout naturellement que nos mots qui étaient tout d'abord très "professionnel" si je puis dire, sont devenus plus intimes. Et une belle histoire d'amour a commencé. Une histoire passionnée. Une histoire comme je le disais aussi déchirante et bouleversante. J'aurais tout quitté pour lui à condition qu'il en fasse autant pour moi. Sauf que ce n'était pas le cas. Vous connaissez la lacheté des hommes ? Elle est légendaire ;)

---

Apparté :

Je sais que parmis mes lecteurs, il y a certains de mes ex, mais aussi l'homme que j'aime actuellement. Bon vous savez tous ce que je pense de la gente masculine et comment je la porte aux nus ? Et bien ici, vous allez être carrément mis à nu. Et je vais vous faire un rhabillage en beauté ! lollll

---

Donc je disais vous connaissez la lacheté des hommes ? Un homme ne quitte que très rarement sa femme (je dis pas jamais car on va me reprocher de faire des généralités) et encore moins quand il a des enfants, même s'il est fou amoureux d'une autre femme. Monsieur X, bien que non marié, vivait en couple avec la mère de sa fille. L'amour, s'il avait été là un jour, n'était plus là depuis longtemps. Et c'était bien là le drame. Il s'ennuyait à mourir, n'aimait plus sa compagne, avait la hantise de rentrer chez lui chaque jour, mais... ne songeait pas à fuir de là. En fait y songer si. Les projets que l'on faisait montraient qu'il y songeait. Mais entre le songe et la réalité il y a tout un monde.

Et pourtant qu'est-ce qu'on s'aimait !

La première fois que j'ai vu pour de vrai Monsieur X, c'était le 17 mars 2003. Cela faisait des mois que nous échangions, qu'on s'appelait aussi, et enfin était venu le jour de LA rencontre. Celle qui fait que votre coeur bat à 10000 à la seconde tant et si bien que vous pensez que jamais vous n'arriverez à destination. Celle qui fait aussi que vous croyez que tout est possible tout en vous imaginant que ça va être la cata et que vous vivez là la plus grosse peur de votre vie.

En 2003 j'avais 43 ans et lui en avait 38... (un âge fatal pour moi que ces 38 ans chez l'homme ;)) A 43 ans on s'attend à ce qu'une femme ait la tête sur les épaules, mais moi j'avais surtout la tête dans les étoiles... et les plus belles étoiles qu'il m'ait été permis de voir. Quand j'ai pris le train pour l'est, je me disais que j'étais folle que je ne connaissais rien de lui, même si je pensais tout connaitre, que je pouvais aussi tomber sur un pervers, un fou... Oui fou il l'était, mais de moi. En tout cas tout le montrer. Ce jour là a été la première fois que j'ai trompé mon mari. J'étais complètement inconsciente de ce que je faisais et quand j'y repense aujourd'hui je crois que je devais être vraiment et complètement  folle ! Il n'y a pas d'autres mots.

Cette folie nous a conduit aussi à passer un week-end complètement à nous. Nous avons saisi l'occasion d'une rencontre poétique sur Paris, pour décider de passer le week-end ensemble. De plus une amie nous avait cédé l'appartement qu'elle gardait pendant les vacances pour nous permettre de nous vivre pleinement.

Et là croyez moi ou pas, j'ai vécu le plus magique des week-ends que Dieu m'ait donné de connaitre. Jamais plus je ne pourrais vivre ça. Et pour plusieurs raisons : d'une part parce que ce ne sera jamais plus la première fois que je dormirais avec un homme qui n'est pas mon mari tout en étant mariée et encore en couple, ensuite parce que ce ne sera plus jamais lui, un poète dans toute sa plendeur, un homme qui rêvait autant que je pouvais rêver, un homme qui pour quelques heures croyait autant que moi aux contes de fée... et enfin parce que quand on l'a vécu une fois on sait que tout ce qu'on vivra après n'aura jamais le même goût.

C'était le 16 mai 2003. Une grande date pour moi. Mon premier week-end (et le dernier) à ne vivre que d'amour et d'eau fraîche (enfin presque :)). Est-ce que j'ai déjà dit que c'était merveilleux ? magique même ? Oui je l'ai déjà dit, mais même avec les années passées, je le pense toujours.

Mais après cela il y a eu le 30 mai de la même année. Date fatidique où toute femme qui n'a pas l'habitude de tromper son époux, se fait piquer par le dit époux. La tuile... mais en même temps une tuile qui m'a permis de découvrir qui était cet homme merveilleux qui chaque jour me rendait plus femme et aimante que jamais. Cet homme qui m'écrivait des mots d'amour à n'en plus finir. Cet homme qui m'envoyait des vers à faire palir la plus grande des prostituée. Je peux vous dire qu'il faisait chaud là dedans. Et je n'ai jamais été aussi inspirée qu'en ce temps là. C'est d'ailleurs grâce à lui que j'ai créé un jour, quelques années plus tard mon premier blog... de poésie érotique ! Ben oui je me suis découvert une nouvelle passion à bien plus de 40 ans, j'étais pas mal douée moi aussi pour la poésie érotique. 

Mais revenons à ce fameux 30 mai. Alors que j'étais au bureau, je reçois un appel de mon mari... à sa voix je sentais que ça n'allait pas, je lui ai demandé ce qu'il avait et il m'a dit "J'ai lu quelque chose que je n'aurais pas dû". Et oui, il venait de "tomber" (enfin si on peut dire ça parce que c'est sur que quand on cherche on trouve forcément) sur ma correspondance avec Monsieur X. Et m'a demandé qui était ce "Coeur" à qui j'écrivais tous ces mots ? et ce que j'avais fait le 16 mai pour être sorti bien plus tôt que les autres à cette sortie de poètes ?

La suite ? Lettre de menace de monsieur mon époux à Monsieur X... "Toi aussi tu vas savoir ce que c'est de perdre ta femme et tes enfants..." Voilà ce que Monsieur X a reçu... Là dessus, non seulement je venais de comprendre que cette fois-ci c'était vraiment fini avec mon mari, mais en plus, j'ai appris par la même occasion que ça pouvait aussi être fini avec Monsieur X qui avait de son côté réalisé la mouise dans laquelle il s'était mis.

A partir de ce jour, plus rien n'était pareil. J'aurais tendance à dire que plus rien n'était possible, mais nous sommes l'un et l'autre de vraies têtes de mules et donc nous voulions y arriver malgré tout.

Et c'est là justement que les problèmes ont commencé. C'est là qu'a débuté la danse du "Quand j'avance toi tu recules..." Quand l'un faisait un pas en avant (moi le plus souvent), l'autre faisait un voire deux pas en arrière. La peur était constamment présente. La peur que mon ex lui tombe dessus, la peur que sa compagne apprenne la situation, la peur de perdre sa fille, la peur de je ne sais trop quoi encore... Chaque essai que nous faisions devenait un réel échec. Quand un rendez-vous était donné, quand le jour tant attendu approchait, je recevais un texto ou un mail m'informant que "je suis désolé Coeur mais ça ne va pas être possible", et le rendez-vous était annulé.

Pourtant les relations virtuelles que nous avions étaient des plus merveilleuses. Tant est-il qu'on puisse dire qu'une relation virtuelle peut être merveilleuse. Avec l'expérience on sait aujourd'hui qu'elle n'apporte que rêve suivi de frustration. Et de frustrations en frustrations on en arrive à se dire des mots qui pourraient dépasser la pensée si ce n'était qu'ils étaient réellement pensés à ce moment là. Puis d'un amour passionné cela se transforme en un passionnant calvaire. Un guerre à n'en plus finir de "va-t-en, reviens"... durant des mois et des mois...

Le problème de Monsieur X était justement qu'il appréciait bien plus le virtuel que la réalité. Oh pas qu'il n'aimait pas les rapprochements physiques hein non pas du tout bien au contraire, mais il avait une peur bleu de la réalité. Tant que c'était virtuel il pouvait se convaincre que tout ceci n'était pas réel. Et c'est ainsi je pense qu'il raisonnait. De plus l'avantage d'une relation virtuelle c'est qu'il peut y en avoir plusieurs à la fois sans que personne n'en sache rien. Je dois reconnaitre que j'ai toujours pensé que bien qu'éperdument amoureux de moi, le coeur que je convoitais adorait papillonner à gauche à droite sur la toile.

Et nous passions notre temps à nous aimer follement virtuellement et à nous rejeter violemment toujours virtuellement, jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Je ne compte plus les fois où nous avons rompu. Je crois que c'était notre jeu préféré d'ailleurs la rupture... peut-être était-ce pour mieux nous réconcilier après ? Je n'en sais rien.

Puis un jour, après réconciliation, le 5 juillet de l'an 2004, nous avions prévu un rendez vous. Nous ne nous étions pas revu depuis le 16 mai de l'année précédente... (C'est marrant d'ailleurs parce que même encore maintenant, je pensais qu'il s'était passé des années entre ces deux dates, mais en les écrivant je me rends compte qu'il ne s'est passé qu'une année plus deux mois. C'est rien dans la vie d'une femme, mais punaise qu'est-ce que ça pèse dans ma vie !) Je l'avais prévenu que si il annulait encore, cette fois-ci c'était terminé, je ne reviendrais plus. Il m'avait promis qu'il ne pouvait rien arriver. Jusqu'à la veille au soir où je recevais un message me disant que notre rencontre était annulée. C'était la 3ème et dernière rencontre annulée. Je l'avais prévenu et j'ai tenu ma promesse. Le soir même je m'inscrivais pour la première fois sur un site de rencontre et je l'en informais. Sa réaction a été "Ca ne marchera pas tu n'es pas une femme comme ça". Euh... tu voulais dire quoi ce jour là ??? lollll

C'est ainsi que le 21 juillet je m'inscrivis sur un autre site de rencontre (on ne tombe pas sur le bon au premier coup ;)) et que le 12 aout je fis la connaissance de Monsieur D....

 *-*-*-*

* "Semaine dernière" enfin au moment où j'ai écrit ce billet date qui remonte au 18/04/11

NB : Ce billet a été écrit le 18 avril dernier. Il aurait dû être publié dans la foulée, mais il ne l'a pas été. Pourquoi ? la crainte d'une part de la réaction de Monsieur X qui ne va pas manquer de me lire, mais aussi un calendrier galère depuis ces derniers mois...

Posté par beramelo à 15:51 - Les hommes et moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,

03 mai 2011

Je déménage

2643962994_small_1

Illustration empruntée sur le net

Posté par beramelo à 08:54 - Autre - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

18 avril 2011

J'attire donc vraiment les hommes à problèmes ? (2)

Et donc le youle (je précise que les noms sont volontairement modifiés... à cause qu'ils étaient tous mariés alors faut faire gaffe hein on sait jamais il pourrait peut-être y avoir une bonne femme qui me lit). Euh j'ouvre une autre parenthèse pour remercier justement ces "bonnes femmes". Parce que grâce à elles et ce qu'elles étaient, j'ai pu rencontrer leur mari infidèle... enfin non ils ne l'étaient pas tous ;) Fermons la parenthèse et revenons à mes amours et aux hommes que j'ai connus.

Notre première rencontre a été pour le moins "étonnante" pour ne pas dire "détonnante" :D

Je venais d'avoir accès à Internet (là aussi au passage je remercie mon ex-mari qui voulant m'enfermer à la maison, m'a "offert" la connexion à l'Internet me disant "comme ça tu pourras parler avec plein de monde tout en restant à la maison"... c'est pas beau l'amour ? :S J'ai bien compris ce jour là que son souhait était juste de me séquestrer...)

Et donc à peine ai-je été connectée que j'ai compris ce que je pouvais tirer du net. J'ai ouvert le "café" de Club-Internet et j'ai dit "bonjour" à la foule... la première réponse a été faite par le youle. On s'est présenté, lui aussi venait d'arriver sur le net et sur Club-Internet... on a commencé à délirer et à jouer les piliers de bistrot jusqu'à en être bourré... Oui je sais faut pas avoir grandi dans sa tête pour faire ça mais bon ça a permis de braver notre timidité respective :) Les bourrés ça ose tout c'est comme les c... :D

Et c'est ainsi qu'une belle histoire a commencé.

En fait ce youle n'a pas été un amour comme on pourrait le dire vraiment, enfin si un amour si, mais pas un partenaire... vous voyez la différence ? Avec lui c'était purement et simplement platonique. Enfin la force des choses a voulu que nous ne concluions pas (oui faut être franche quand même). Ce qui fait que cet homme là a laissé en moi une merveilleuse image. Un vrai conte de fée mais sans les vilaines sorcières. Mais qu'avait-il donc pour être à problème ? Ben à vrai dire pas grand chose. En dehors du fait qu'il se lassait de sa vie et qu'il avait juste besoin de quelqu'un qui le remette sur les rails. Je lui ai simplement permis de le faire. Même si de mon côté ce n'était pas forcément ce que je souhaitais pour nous deux. Mais le Youle, ne cherchait pas à draguer, ni à tomber amoureux, sa crainte était de perdre sa femme et il ne savait pas comment faire pour la récupérer. Je crois que je lui ai permis simplement de comprendre ce qu'il devait faire et où était sa place. Du coup notre relation a été purement amicale mais avec des sentiments bien plus fort qu'une simple amitié. (j'ai une forte propension pour les histoires compliquées ; celle-ci était ma première). On était donc amis, toujours là l'un pour l'autre, virtuellement s'entend et cela suffisait à nous rendre heureux... jusqu'au jour où nous n'avons plus eu vraiment besoin l'un de l'autre. Et ça s'est fait tout naturellement au bout de quelques années. C'est de lui que j'ai reçu mon premier poème d'amour. Un poème magnifique qui s'intitulait "hors raison". Comme on dirait "tout un poème" ;) C'était lors de la sortie de l'album "Hors saison" de Cabrel dont nous sommes tous deux fans...

Un peu plus tard à la même période, un jeune homme est sorti lui aussi du  net... d'un forum de poésie... pour entrer dans ma vie et la marquer. C'était (enfin c'est toujours) un belge une fois. C'est marrant d'ailleurs parce que grâce à un autre belge qui fréquente régulièrement mes blogs ;)  je pense souvent à lui. Je dis jeune homme parce qu'à l'époque, on est en fin 2000 il avait tout juste 26 ans. Et moi j'approchais les 41... oui oui mon côté cougar était déjà en action ;), mais en même temps mon côté maternel m'empêchait de dépasser les bornes... il était bien plus près de l'âge de ma fille ainée que du mien alors rien n'était envisageable. Mais cette Louise (rapport à Louise et Telma, j'étais Telma, il était Louise) je l'aimais énormément. Je pourrais dire comme une folle parce que seule la folie pouvait me faire m'éprendre d'un homme si jeune, mais sans pour autant en perdre la raison. Il était non pas informaticien (c'est le seul) mais ambulancier. Et sa deuxième profession j'aurais tendance à dire était "dépressif chronique". Ceux là aussi je les collectionne :) Dépressif à tel point que quand j'étais sans nouvelle de lui durant quelques heures je songeais déjà qu'il était passé de vie à trépas. Les expériences ratées étaient son fort... plus des signals d'alertes qu'autre chose surement... Chaque jour une nouvelle tuile lui tombait sur la tête, l'incitant à vouloir en finir avec tout ça. J'ai donc joué pendant près de deux ans les psy, les amies, les mères, les amours virtuelles et que sais-je encore. Il était jeune marié, avait un enfant en bas âge on pourrait dire tout pour être heureux, mais non il ne l'était pas. Et ses vers étaient tous plus noirs les uns que les autres. Parce que bien sûr il était poète. Un poète au coeur noir et immensément triste mais avec un coeur d'or. Une enfance des plus sombres également qui se lisait à travers chacun de ses mots. Il avait tellement besoin d'être aimé et compris que ça en devenait douloureux. Chaque jour j'attendais avec impatience de ses nouvelles sur le tchat, parce que chaque jour je savais (enfin je le pensais à ce moment là) que le lendemain je n'étais pas sure de le "revoir". Il était tendre, affectueux, me disait belle et merveilleuse. De quoi faire rêver une femme dont le mari n'en avait plus rien à faire sauf à vouloir qu'elle soit son médecin et que c'était tout simplement impossible.

Louise est toujours là aujourd'hui, toujours marié (euh Youle aussi d'ailleurs), toujours malheureux, mais là il a de bonnes raisons... une grave maladie frappe sa femme qui passe plus de temps dans les hopitaux que chez elle. Nous sommes restés en contact. Plus de la même façon, plus de mots doux, plus de pensées insensées, mais juste là pour quelques mots par ci par là. Maintenant il vit bien plus sa vie réelle que sa vie virtuelle et c'est bien mieux ainsi.

 

Il s'est passé quelques temps entre Louise et l'homme qui a bouleversé ma vie. La passion qui est née avec lui a été aussi bien des plus merveilleuses que des plus déchirantes... Bientôt je vais vous parler de "Coeur"... (tu trembles hein ? lolll)

 

Note : un petit mot pour dire que cela fait plus d'un mois que ce billet était commencé... je m'aperçois que ce n'est pas évident en fait de raconter sa vie comme ça et encore moins ses amours. Il faut faire attention à ce qu'on dit, penser aux éventuels lecteurs qui pourraient être touchés ou blessés par ce qu'ils lisent et donc je suis, pour une fois, obligée de relire et relire encore ce que j'écris. C'est pour cela que vous pourrez surement trouver que ces billets sont moins spontanés que ceux que j'écris habituellement.

Posté par beramelo à 13:30 - Les hommes et moi - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,

09 mars 2011

J'attire donc vraiment les hommes à problème ? (1)

Je ne sais pas trop par où commencer. Il y a tellement à dire et c'est tellement brouillon. Oui tout se bouscule dans ma tête, que ce soit de 1999 à aujourd'hui on ne peut pas dire que ma vie ait été des plus simples.

Car tout à commencer en 99. Avant ça ? j'avais une vie simple, tranquille, de mère de famille qui travaillait à quelques centaines de mètres de chez elle et qui rentrait chez elle le soir à maximum 17h30, pour s'occuper du repas et des enfants. Euh non pas du ménage hein faut pas croire non plus que je suis une fée du logis ça c'est pas vrai. Je serais plutôt la sorcière Radada de ce côté là. Bref ! c'est pas pour parler de mon ménage que je suis là.

Non, comme le dit la rubrique dans laquelle je vais mettre cet article je vais parler des hommes que j'ai aimés ou même parfois tout simplement rencontrés.

En 1999, donc, ma vie a, comme pour ainsi dire, basculé de l'autre côté de la barrière pour ne pas dire dans un vrai bordel.

Alors que notre couple (oui marié 3 enfants on formait à ce moment là un couple qui aux yeux de tous s'aimait) commençait, faut bien le reconnaitre à légèrement s'essouffler, mon ex-mari a vécu la difficile épreuve de perdre  son père. Oh il fallait s'y attendre et on s'y attendait, puisqu'il était malade depuis plusieurs années déjà et que 15 années plus tôt il avait pris son fils à part en lui disant qu'il fallait absolument qu'il connaisse son petit fils avant de mourir. Manque de bol (meuh non ce n'est pas qu'il n'est pas mort de suite) il n'a pas connu son petit fils puisqu'on a eu que des filles. Et oui quand on me fait chier je fais tout le contraire de ce qu'on veut de moi ;)  - et là d'ailleurs on constate que papy n'avait pas tout compris sur le fonctionnement des ovules et des spermatozoïdes, parce qu'il ne savait pas que madame sa brue n'y était pour rien dans le choix du sexe du bébé et que c'était monsieur son fils adoré qui mettait les bons ingrédients ou non - Mais bon je m'égare, revenons à mes moutons.

C'est donc en 99 que beau papa disparu... l'instant fût grave, mais pas seulement pour sa femme (non même pas du tout pour sa femme car ce fut une libération pour elle il faut bien l'avouer) mais surtout pour son fils, qui tête de mule comme l'était aussi son père, n'a pas voulu descendre avant la dead line et quand il s'est décidé à aller à l'hopital pour faire ses adieux à son père, ben il est arrivé un quart d'heure trop tard (et pour une fois ce n'était pas  de la faute du TGV qui était bien arrivé à l'heure, mais de papy qui n'a pas su attendre son fiston ou plutôt du fiston qui s'est décidé bien trop tard). Oui je sais c'est con. Quoi qu'il en soit, le fiston n'a pas supporté son erreur et a sombré dans une grande très grande dépression. Le hic, est qu'il n'a rien voulu reconnaître, donc pas voulu non plus voir de médecin, mais comptait sur moi pour le sortir du pétrin. Ben oui, faut dire que la mère Véro est une éponge comme dirait Madeleine et qu'en tant que telle, elle sait très bien absorber les problèmes et les malheurs de ses amis. De ses amis oui, mais pas de son mari. Et d'un problème de deuil, mon mari est devenu mon principal problème et inversement. C'est ainsi que ne comprenant pas pourquoi je ne pouvais pas l'aider, le dialogue ne fût plus possible et finît même par disparaître. Et c'est ainsi aussi que moi-même je me mis à prendre sa dépression et à en faire mienne. Jusqu'au jour où moi j'ai dit STOP !

Oui si je sais par moment me laisser sombrer dans l'abîme, ayant peur du noir, il arrive un niveau où non descendre plus bas m'est tout simplement impossible et donc il faut absolument que je remonte jusqu'à voir la lumière du jour et pourquoi pas le soleil.

C'est alors que j'ai décidé de m'ouvrir à l'extérieur... et aussi à écrire. Mais pas de la façon que vous connaissez (enfin pour ceux qui me lisent ici) non j'ai commencé à écrire des poèmes. Des centaines de poèmes. C'est mon traitement à moi. Quand je vais mal, quand je vais vraiment mal, je me mets à écrire. Et c'est d'ailleurs ce qui me reprend depuis deux trois jours. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais les vers reviennent. Mais chez moi ce n'est pas  un très bon signe. Ce serait même plutôt le contraire.

Et à ce moment là, fin 99 début 2000 j'ai décidé de ne plus écrire pour moi toute seule et en découvrant la vie des forums, je me suis mise à écrire en ligne et à rencontrer des gens... des tas de gens... et des poètes en plus. Vous connaissez la chanson de Lama qui dit en parlant des poètes "S'il faut les aimer morts, il faut les fuir vivants." ?

Ben voilà... moi je suis plutôt du genre à faire le contraire... les morts je peux pas dire que je les aime vraiment, mais par contre les vivants ils m'ont beaucoup mais alors beaucoup fascinée.

C'est alors que j'ai rencontré mon premier poète fin 99. Lui je ne le savais pas qu'il était poète, on s'est connu sur un tchat de club-internet et dès le premier échange ça a été comment dire ? le coup de foudre ?! Vous y croyez vous au coup de foudre sur le net ? Moi on m'en aurait parlé avant j'aurais dit que c'était n'importe quoi. Mais voilà... ça existe bel et bien, et c'est le pire que tout. Pourquoi ? parce que c'est un coup de foudre spirituel... donc rarement destructible.

Il avait un drôle de nom ce poète là... un youle... faut le faire. Et en plus c'était mon premier informaticien... j'adore l'informatique. Les informaticiens me fascinent... c'est peut-être là aussi mon gros problème à moi. Vous avez déjà rencontré vous des informaticiens qui ne sont pas un problème à eux tout seul ? Ben moi pas encore ;) (désolée pour tous les informaticiens qui me lisent et je sais qu'il y en a :D)

... Bon je vais mettre à suivre parce que là faut que je m'en aille...

A SUIVRE DONC...

 

Posté par beramelo à 18:41 - Les hommes et moi - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

05 mars 2011

L'espoir fait vivre parait-il...

... jusqu'au jour où on arrive à se dire que non... il nous pourrit la vie, parce qu'on y croit, parce qu'on se dit qu'on ne peut pas toujours être dans la merde, mais en fait si... on le peut... et la sortie n'est pas encore pour aujourd'hui.

Il y a quatre jours je faisais mon coup de gueule parce que je n'en pouvais plus de cette vie de dingue que je vis, que l'onvit tous d'ailleurs si j'en crois certains témoignages... Mais j'avais encore quelques espoirs et tout du moins celui de pouvoir m'échapper ne serait que deux jours en Bretagne.

Ben non ! Même ça ne m'était pas permis. Des petits "branleurs" (comme les ont appelés certaines personnes habituées à ces situations), ont cru bon de me foutre mon week-end en l'air en tentant de voler ma voiture. Je dis bien tenter parce que ces abrutis n'ont même pas été fichu de la démarrer ! Et vous voulez mon avis ? En fait je ne sais pas ce qui est mieux entre s'être fait voler sa voiture et avoir retrouvé la mienne dans l'état où je l'ai retrouvé.

Enfin on peut se dire que je la récupèrerais dans quelques jours au moins. Mouais, sauf que pas sûre que je sois encore très confiante pour la laisser dans le parking. Et je vais en faire quoi du coup de ma caisse si je ne peux plus la garer là-bas ?

Et puis comment s'asseoir dans une voiture (même si elle vous appartient) qui a été visitée par je ne sais quel genre de petits morveux ?!

En plus tout ça pour quoi ? un GPS et un duvet qui était au moins vieux de 15 ans si ce n'est plus ? est-ce que ça valait vraiment le coup ?

Par contre à moi ça va me coûter bien plus... et franchement en ce moment j'avais d'autres chats à fouetter...

D'ailleurs non seulement j'ai dû annuler mon voyage en Bretagne, les frais de l'hébergement ne me sont pas remboursés, je vais payer un max pour la remise en état de ma voiture, mais en plus je ne vais même pas pouvoir me rendre chez mon médecin comme c'était prévu mardi soir, parce que je ne suis plus véhiculée... c'est pas encore cette semaine que je trouverais une solution à cette saloperie de douleur du dos qui me lance jusque dans la main. En fait c'est pas des douleurs que j'ai dans la main, ce sont des picotements... et ça c'est pénible...

Mais comme m'a dit le lieutenant qui a enregistré ma plainte, "dites-vous ma brave dame que ce n'est que du matériel et qu'il n'y a pas mort d'homme" ouais c'est ça, que du matériel... on va y songer toute la semaine quand il va falloir prendre le bus plutôt que la voiture, on va y songer aussi le week-end prochain quand il va falloir faire le plein du frigo et qu'on devra se le faire à pince, on va y songer aussi quand alors que je devrais être chez Nounours, je serais comme une conne chez moi parce qu'un abruti aura décidé de me pourrir ma vie au moins pour un petit moment.

Enfin merde... je sais c'est juste la colère qui me bouffe depuis deux jours et que ça passera, mais quand même ils font chier ces branquignoles.

Posté par beramelo à 23:24 - Egoistement moi - Commentaires [0] - Rétroliens [0]